Une journée sur la laïcité au collège Roger-Salengro de Charleville-Mézières

Publié le 8 décembre 2016 par UPA

Anaïs Flores, du Cercle des enseignants laïques, a collaboré, avec Jean Baubérot, sociologue des religions, à la rédaction du Petit manuel pour une laïcité apaisée pour offrir des clés indispensables afin de mieux comprendre la philosophie véritable de cet idéal républicain et proposer des solutions pratiques pour l’appliquer sereinement. Ce livre est un plaidoyer pour une laïcité apaisée et pour une école publique ouverte, capable d’offrir à tous, quelles que soient leurs origines et leurs convictions, un enseignement de qualité. La laïcité, rappellent les auteurs, ne devrait pas être un instrument de stigmatisation des élèves et un casse-tête pour les professeurs. Au contraire, elle peut, quand elle est bien comprise, apporter des solutions pour une vie collective harmonieuse et respectueuse des convictions de chacun.

Anaïs Flores est intervenue, tout au long la journée du mardi 6 décembre 2016, auprès des élèves du Collège Roger-Salengro à Charleville-Mézières, pour exposer les principes de la laïcité, ses enjeux et les questions qu’elle pose dans des situations spécifiques.

 

 

 

 

 

Les élèves ont été amenés à réfléchir, en particulier, à trois situations qui interrogent la laïcité :

  1. Les menus de substitution dans les cantines scolaires. De nombreux débats ont aujourd’hui lieu sur les menus sans porcs dans les cantines. Certains défendent l’idée que de tels menus seraient contraire à la laïcité dans la mesure où cela irait à l’encontre de la neutralité. D’autres prétendent au contraire que des menus sans porcs sont une expression de la liberté de conscience. Qu’en pensez-vous ?
  2. Le port d’un bandeau ou d’une jupe longue. Une élève de 1ère s’habille généralement d’un jilbeb ou d’une jupe longue, et coiffe ses cheveux d’un boubou. Elle porte le voile en dehors de l’école depuis qu’elle est en 4ème. Suite à l’intervention de son professeur principal, elle est convoquée par le proviseur adjoint, qui lui demande de plus e couvrir les cheveux. Elle envisage un temps d’arrêter l’école, et se déscolarise pendant deux mois, avant de revenir, poussée par ses parents. Désormais, elle se coiffe d’un bandeau large, qui ne dissimule que partiellement sa chevelure. Qu’en pensez-vous ?
  3. La surveillance d’examen par des religieuses. Pour assure la surveillance de certains examens, le Rectorat fait parfois appel à des religieuses qui portent une tenue religieuse. Le Conseil d’Etat considère qu’il n’y a pas ici d’atteinte à la laïcité. Qu’en pensez-vous ?

Les élèves, répartis ensuite en petit groupe de cinq, ont pu réfléchir aux réponses et arguments qui leur semblaient les plus appropriées.

 

Voici l’enregistrement audio des réponses des élèves et des échanges avec Anaïs Florès (34 minutes) :

 

Débat, le soir, avec les parents d’élèves :

En début de soirée, la réflexion s’est prolongée lors d’une réunion-débat, avec Anaïs Flores et animée par l’université populaire des Ardennes (UPA) et la FCPE, en présence de Jean-Pol Iouri, directeur-adjoint de l’établissement, autour des éventuelles difficultés rencontrées dans le cadre scolaire.

 Compte-rendu audio de cet échange (1h) :

Vidéo de cet échange

Anaïs Flores – Journée sur la laïcité – 6 Décembre 2016

Pour poursuivre la réflexion :

Partager cet article :